Je t’adore mon Lou (Guillaume Apollinaire)

Arbrealettres


 

Je t’adore mon Lou et par moi tout t’adore
Les chevaux que je vois s’ébrouer aux abords
L’appareil des monuments latins qui me contemple
Les artilleurs vigoureux qui dans leur caserne rentrent
Le soleil qui descend lentement devant moi
Les fantassins bleu pâle qui partent pour le front pensent à toi.
Car ô ma chevelure de feu tu es la torche
Qui m’éclaire ce monde et, flamme, tu es ma force

(Guillaume Apollinaire)

Illustration: Fernand Khnopff

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