Ivre, la blancheur concentre sa force (Paul Auster)

Arbrealettres


 

Ivre, la blancheur concentre sa force,
quand tu dors, ivre de soleil, comme une graine
qui retient son souffle
sous la terre. Rêver dans la chaleur
toute chaleur
qui infeste l’équilibre
d’une main, qui fait germer
le miracle de la sécheresse…
En chaque lieu que tu as quitté
les loups sont exaspérés
par les feuilles qui s’obstinent à se taire.
Mourir. Accueillir les loups rouges
qui grattent aux portes : page
hurlante — ou bien tu dors, et le soleil
n’aura jamais de fin.
Le vert règne là où respirent les graines noires.

(Paul Auster)

Illustration: Audrey Kawasaki

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